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𝐑𝐚𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭 𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐬𝐬𝐢𝐨𝐧
Mon séjour en Ukraine se termine. C’était le troisième depuis le début de la guerre le 24 février dernier, à la rencontre d’un peuple qui paie le prix le plus lourd pour sa liberté. Celui de la terreur, de la souffrance, de la séparation, de la mort, et de plus en plus, de la faim et du froid. Un peuple courageux. J’ai entendu sa douleur, sa colère, mais aussi son espoir, sa détermination à refuser la soumission. Il y avait du chagrin, de l’incompréhension et puis aussi quand même quelques rires, de l’humour, des chants aussi pour faire passer la désolation. Un peuple reconnaissant de nous savoir à son côté. Et qui appelle à l’aide pour sa survie.
Merci mille fois à Marta Barandiy et Maria Mezentseva d’avoir préparé et accompagné cette mission très dense. Heureux d’avoir partagé ces moments avec les journalistes de LN24 Jean-Pierre Martin et Pol Loncin qui ont réalisé un excellent travail d’information.
Le moins qu’on puisse dire c’est que les responsables ukrainiens ont pris au sérieux cette visite. Entre/pendant les nombreuses alertes aux bombardements et les abris :
✅ rencontres avec les populations de Lviv, Kyiv, Irpin, Kharkiv et Izioum ;
✅ réunions avec des responsables politiques : maire de Lviv, gouverneur de la région de Lviv, membres du parlement fédéral, ambassadeur de Belgique à Kyiv, Ministre de la reconstruction, maire d’Irpin et Izioum ;
✅ rencontres avec la société civile : Center for Civil Liberties (Prix Nobel de la Paix 2022), centres pour personnes vulnérables à Lviv, Irpin, Kharkiv, Izioum;
✅ réunion de travail avec le Procureur général qui enquête sur les crimes de guerre dans la Région de Kharkiv ;
✅ médecins, infirmières et psychologues des hôpitaux de Lviv et Kharkiv.
✅ blessés à Lviv et rescapés des tortures à Izioum ;
✅ distribution de kits de premier secours pour les défenseurs de Kharkiv.
L’hiver sera meurtrier. Des milliers de personnes qui n’avaient rien fait de mal, qui ne demandaient qu’à vivre libres et en paix dans leur pays, mourront sous les bombes, le froid, la faim, la torture.
Parmi les besoins urgents d’assistance identifiés au cours de ma mission il y a :
✅ aide alimentaire;
✅ générateurs électriques et chauffages d’appoint, carburant, matériaux de construction ;
✅ batteries antimissiles pour protéger les centrales électriques et les populations urbaines ; des armes pour se défendre ;
✅ prothèses et antibiotiques pour les blessés (25.000 rien que dans la région de Lviv), divers matériels médicaux ;
✅ aide au déminage et enquêteurs judiciaires pour retrouver et juger les auteurs des crimes de guerre ;
✅ aide à la reconstruction via le fond cogéré par l’UE, la Banque Mondiale et le gouvernement ukrainien.
Je travaillerai sur tous ces enjeux à mon retour. Je tenterai de convaincre qu’il faut faire plus, plus vite, pour sauver des vies humaines en danger de mort.
En Ukraine j’étais en Europe, sur la ligne de front de la barbarie. C’était ma place comme président du groupe d’amitié avec le parlement ukrainien. C’était ma place comme Européen. Je ne comprends toujours pas pourquoi ni notre Premier ministre, ni la ministre des Affaires Étrangères (qui avait dit que ce serait son premier voyage), ni aucun membre d’aucun gouvernement belge n’y ont toujours pas pas mis les pieds. Les Ukrainiens non plus ne comprennent pas.





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